23/01/2016

Amie virtuelle (2006 republiée le 23/1/2016)

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Je me suis fait une copine sur le net : Virtuelle est son pseudo. C’est pas le but ultime, mais tant qu’à faire…  Et comme elle a un rendez-vous avec un de ses contacts, qui pense venir avec un pote, ma présence est requise.

 

A 4, ça sera sympa : ça multiplie par deux les chances de coup de foudre. Ça limite les risques d’ennui profond. 

 

La journée est belle et ensoleillée. Nos deux cyberamis doivent nous rejoindre sur un parking, histoire de se reconnaître facilement.   Oh surprise, un seul des deux est finalement venu. Le Doc qu’il s’appelle (enfin sur le net).  Youpiiiie, ménage à trois, j’en ai toujours rêvé L

 

Comme Le Doc ne connaît pas la région, on lui propose un verre en terrasse, suivi d’une visite guidée de la ville. Il accepte, peu enthousiaste.  Me demande s’il connaît le sens profond du mot « enthousiasme ».   Et là commence le calvaire.  Il est totalement silencieux, doté d’un petit côté hautain qui dit « je sais que je suis beau, regardez mes yeux, regardez moi ».  C’est vrai que c’est un beau petit bout d’homme.  Une belle icône masculine.  Mais pour ma part ça s’arrête là.  On le traîne dans la ville et ma nouvelle amie Virtuelle s’échine à meubler la conversation. 

 

Exemples :

  • Tu aimes le cinéma ?
  • Oui (soupir qui signifie : pas envie de t’énumérer mes films favoris)
  • Quels sont tes loisirs ?
  • Pas grand-chose
  • Et ton travail ?
  • Pas envie d’en parler…Le pire est que ça dure, des heures et des heures. Pour ma part j’ai totalement abandonné mes efforts. Je me surprends même, à un moment suprêmement soporifique, à dire « oh je m’ennuie ». Glups. Regard glacial du Doc. Les heures se traînent quand enfin il aborde l’éventualité de son départ imminent. Regard complice entre virtuelle et moi-même. Jouissance profonde (c’est mieux que rien…). Il s’en va. Il est parti. On ne le reverra plus. Alléluia. Pour fêter ça, on s’offre un resto entre filles. Et durant des heures, on parle, on rit, on pouffe, on dévore, on boit, on se marre comme jamais.   Un réel petit moment de bonheur. A partir d’aujourd’hui, je n’accepte plus de rendez-vous que le soir, ce qui me permettra, grâce à un sinistre bâillement, de prétexter « faut que j’y aille, je bosse demain », pour filer en douce si le môssieur s’avère être un triste sire.

 

Adieu Le Doc. Retour sur le net.

 

13:12 Écrit par Anais | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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