25/01/2016

Une averse (2006 republiée le 25/1/2016)

C’est le printemps et comme l’a dit un de mes amis assez branché sur la chose …, « les petits oiseaux chantent dans les culottes »… Hem, je suis crue là ? Non, je dirais que je suis cuite, et recuite, j’ai envie d’une folle rencontre, passionnée, passionnante, grisante… enfin la totale.  Les chabadasbadas, le sea sex and sun.  Et si je n’ai pas le sea et le sun (avril ne te découvre pas d’un fil), je me contenterai du sex.

Dare dare, je fonce sur mon supermarché virtuel voir si je peux trouver de la chair fraîche. Un message d’un certain « Milou » m’attend. Milou ?  Il cherche son Tintin ? Bof, chuis pas très chien j’avoue.  Au fil de notre conversation, j’apprends que c’est Milou comme… Militaire.  Oh.  Mon père est militaire. Glups.  Bon signe ou mauvais signe ?

Je ne réfléchis plus, c’est le printemps, j’ai envie d’une rencontre folle, passionnée, passionnante, grisante (oups je me répète), j’accepte un rendez-vous immédiat et totalement irréfléchi, sur une terrasse en soirée.

Comme d’hab, je demande à mon futur prince charmant de passer me prendre chez moi avec son carrosse.

Il arrive à l’heure militaire, bon point. Et nous filons, cheveux au vent, boire un cocktail sur une terrasse romantique au possible, accompagné de zakouskis fondants et d’une musique… bon stop, j’exagère un tantinet.  C’est une bête terrasse, des bêtes cacahouètes pleines de germes (vous connaissez l’histoire de l’analyse faite sur des cacahouètes qui révéla qu’elles étaient pleines de germe… et d’urine masculine – merci aux mères d’apprendre à leurs fistons dès l’enfance à se laver les mains…). Bref, un bête rendez-vous, sans musique romantique, mais sympa.  Conversation fluide, pas mal de rires, un peu grisée par le cocktail.  Et je pense à mon adage « sea sex and sun ».

 

Et paf.

 

D’un coup, je dégrise.

 

Il me plante là. Oui vous avez bien lu.  « Bon, c’était sympa mais je dois retrouver des copains, salut, on s’appelle ».  Comment ça on s’appelle ! Il n’a même pas demandé mon numéro le goujat, le rustre, le monstre non avide de chair fraîche.

Il est 23h, je suis en ville, seule, abandonnée, plus de bus, condamnée à rentrer à pied. Larguée comme une chaussette dépareillée sur un trottoir chaud de fin de soirée.

 

Et re-paf.

 

Un orage éclate. Je me croirais dans un film, au moment où un nouveau prince potentiel va débarquer avec son parapluie, m’abriter, me reconduire et m’aimer pour les siècles des siècles, Amen.

Mais non ma chère Anaïs, tu n’es pas dans un film, encore moins dans un conte de fées.

Aucun prince potentiel à l’horizon, aucun parapluie dans ton sac, rien de rien.

 

Il ne me reste qu’à marcher jusqu’à chez moi, hésitant entre rires et larmes. Dans mon rêve de « sea sex and sun », j’aurai juste la pluie en guise de sea…

 

Adieu Milou. Retour sur le net.

 

17:30 Écrit par Anais | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.